Rendez-vous


  • Samedi 28 juin 2008 de 10H à 14H : Présentation de la Contribution de Ségolène Royal

Le Pacte Rénovateur

Le jeudi 8 novembre 2007 s’est constitué, à Paris, le Pacte Rénovateur, un réseau militant ayant pour base les adhérents qui veulent poursuivre la rénovation du Parti Socialiste engagée à travers la désignation puis la campagne de notre candidate à l’élection présidentielle.

Le discours de Villepinte et le Pacte Présidentiel sont les bases politiques qu’il s’agit d’approfondir, de densifier, de préciser afin que le Parti Socialiste clarifie et tranche sur son orientation et son leadership, rénove son fonctionnement et ses méthodes de travail, remobilise les nouveaux adhérents et s’ouvre toujours plus aux citoyens afin d’être à nouveau la force d’entraînement de toute la gauche, des écologistes et des progressistes.

Recommander

Pour nous contacter : pacterenovateur18@gmail.com
Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 14:10


« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal

Télécharger la contribution (pdf)

 

Signer la contribution

Voir les signataires



Par Pacte Rénovateur 18
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 14:37

Si la gauche veut des idées, de Ségolène Royal et Alain Touraine - Extraits :

Un Etat préventif

Cette idée d'un Etat préventif, qui intervient et investit prioritairement avant, plutôt qu'après, on peut la décliner dans bien des domaines. Les délocalisations et plans de licenciement massifs d'abord. Aujourd'hui, nous les subissons : ce sont les salariés qui sont victimes, et les contribuables qui en financent les conséquences.

Il faut changer de stratégie. D'abord, en mettant en œuvre une stratégie de compétitivité par le haut, et non de concurrence par le bas. Pour cela, il faut mettre l'accent sur la formation des salariés, sur les investissements en recherche et en innovation des entreprises, notamment dans les PME. Ensuite, l'Etat et les régions doivent conditionner leurs aides aux entreprises à des comportements responsables en préservant une capacité d'intervention à travers une agence de réindustrialisation permettant des maîtrises publiques temporaires. La question des salaires impose le même type de démarche. Dans l'immédiat, l'annulation de l'aberrant "paquet fiscal" aussi injuste qu'inefficace permettrait de récupérer des marges de manœuvre.(…)

L'Etat ne peut certes pas donner d'ordres aux entreprises, mais il doit utiliser les leviers dont il dispose, comme les exonérations de cotisations patronales. Qui nous empêche de conditionner ces aides non pas à l'ouverture de négociations salariales – ce qui n'engage à rien –, mais à la conclusion d'accords entre patronat et syndicats sur les salaires et les conditions de travail ? Là encore, l'Etat ne doit pas agir seulement pour réparer, à travers des exonérations de charges, qui se superposent de législation en législation. Il ne doit pas, sauf exception ou urgence comme aujourd'hui, compenser l'absence d'augmentations salariales par des allocations provisoires, mais doit au contraire stimuler la négociation sociale, de façon ciblée et incitative, pour amener les entreprises à adopter des principes de justice et de responsabilité. Les incitations fiscales doivent être délivrées en fonction du degré d'exposition des entreprises à la concurrence internationale et de leur respect du dialogue social.

Dernier exemple, celui de la dette, sujet macroéconomique par excellence, que l'on a tendance à ne traiter que sous l'angle comptable et qui paraîtra le plus éloigné des sujets de ce chapitre. Ce n'est pourtant pas le cas. La réduction de la dette, ce n'est pas une priorité parmi d'autres, c'est une obligation. La dette n'est pas un prétexte pour faire moins, c'est une obligation pour faire autrement. (…) Notre dette est le produit d'un système qui fonctionne mal, d'un Etat rigide ou de groupes de pression puissants.

Si on ne remet pas en cause les règles du jeu, on ne réussira pas à faire baisser la dette. Il faut rompre avec une mauvaise habitude française : ne jamais remettre en cause les anciennes dépenses, et venir y empiler les nouvelles. La nouvelle règle du jeu, en ce domaine, est simple : 1 euro dépensé doit être 1 euro utile. Cela signifie très concrètement : ne pas engager de dépenses nouvelles sans économies sur les dépenses anciennes; reconduire des dépenses anciennes seulement après évaluation de leurs résultats avec les usagers. Et surtout, un Etat efficace grâce à une nouvelle étape de décentralisation.

La France métissée

Que de débats ai-je levés avec La Marseillaise, le drapeau, la nation, l'identité, la France, tout cela dont les socialistes n'osaient plus parler !!! Et l'hymne national que nous n'osions plus chanter, l'ayant abandonné à la droite et à l'extrême droite, comme jadis le thème de la famille. Et de même que j'ai fait revenir dans les références de la gauche l'affirmation du rôle majeur des familles, de même que j'ai fait revenir vers la gauche la question de l'autorité par le concept d'ordre juste, de même j'ai assumé, défendu, illustré l'identité nationale et l'hymne national. Une fois de plus ce sont les grincements dans mon propre camp qui ont malheureusement affaibli le message. (…)

La France métissée, comme aujourd'hui l'Amérique métissée de Barack Obama, a d'abord besoin de se reconnaître comme telle. Cette réalité n'est pas regardée en face et n'est pas reconnue. Son invisibilité économique, sociale et politique est le premier obstacle à lever, pour avancer. Car il y a bien des "mécanismes de stigmatisation et de relégation" dans la société française, de discrimination négative, et donc de talents gaspillés. Le vote massif des jeunes des quartiers nous donne, à nous socialistes, une responsabilité considérable. Et je m'en sens personnellement redevable.

Je propose, pour renforcer le sentiment d'appartenance à la nation, de créer une cérémonie républicaine pour tous les jeunes, quelle que soit leur origine, pour le passage à la majorité à 18 ans, l'âge du droit de vote. Je crois aussi que le service national civil maintes fois proposé mais jamais réalisé doit effectivement être mis en place.

La fragmentation de la société

Dans le même temps où le salariat s'est généralisé, notre société est de plus en plus fragmentée par la diversité des statuts, notamment professionnels. Les catégories sociales traditionnelles n'ont plus de correspondances politiques automatiques. Je dirais : moins que jamais. (…)

Les clivages démographiques jouent désormais un rôle essentiel. Les moins de 35 ans, tout d'abord, nés avec la crise des années 1970, subissent de plein fouet la précarisation de l'emploi, alors qu'ils ont bénéficié de la démocratisation de l'éducation (même s'il y a débat sur la portée de ces bénéfices). Ils ont grandi dans une société débarrassée des conformismes des années 1950 et 1960, marquée par l'explosion des médias audiovisuels et des révolutions technologiques.

A l'autre bout, les plus de 60 ans ont connu les "trente glorieuses" de la société industrielle et ont été élevés dans une France encore traditionnelle. Ils ont souvent rencontré la crise économique en fin de vie active et bénéficient de notre système de retraites par répartition, lequel leur assure un revenu régulier, auquel s'ajoute souvent un patrimoine, même minime, qu'ils ont pu acquérir.

Il y a, rappelons-le, une pauvreté dramatique chez les retraités – surtout les retraitées –, mais elle touche une proportion moindre de personnes âgées qu'il y a trente ou quarante ans. Enfin, les 35-55 ans – ce cœur de la population active – doivent élever et éduquer leurs enfants plus longtemps qu'avant, reçoivent éventuellement l'héritage de leurs parents à un âge tardif, du fait de l'allongement de la durée de vie.

La réforme des retraites

Plutôt que de concevoir les évolutions de nos systèmes de protection sociale en fonction de strictes contraintes d'adaptation comptable, il faut les reconsidérer en fonction de nos objectifs d'épanouissement de l'individu. Peut-on par exemple poser sans tabou la question de l'activité après 60ans ? Oui, nous devons le faire, et nous devons trouver, sous certaines conditions bien sûr, les nouveaux atouts de l'allongement de la vie. (…)

La notion d'âge elle-même n'a plus de sens précis, et viendra un jour où empêcher une personne de travailler, de s'assurer ou de pratiquer un sport ou toute autre activité parce qu'elle a dépassé un seuil d'âge sera considéré comme une discrimination. (…)

Je propose que la gauche fasse sien le projet d'une évolution profonde de l'ensemble de nos régimes de retraite de base vers un système inspiré de la réforme suédoise, dans lequel chaque cotisant dispose d'un compte individuel sur lequel il accumule des points tout au long de sa vie active de façon à déterminer le montant de sa pension au moment où il choisit de partir en retraite.

La stratégie d'alliance

Je pense, comme Alain Touraine, que la question des alliances découle de la redéfinition d'une force socialiste attractive. Un Parti socialiste attractif et ambitieux peut et doit progresser au-delà des 20 %-25 % que j'évoquais. Mais jamais dans notre histoire un candidat socialiste ou le PS n'ont obtenu plus de 35 % au premier tour d'une élection décisive (c'est le score obtenu par François Mitterrand au premier tour de la présidentielle de 1988). J'ajoute qu'à cette époque François Mitterrand s'est bien gardé d'attaquer le candidat du centre, Raymond Barre. Bien au contraire, François Mitterrand a fait campagne au second tour sur le thème de "l'Etat impartial".

Il existe donc une irréductible pluralité de la gauche, dont le Parti socialiste se doit d'être le fédérateur. Une fois cette gauche rassemblée, une ouverture vers d'autres mouvements est possible. Je suis convaincue que seul un Parti socialiste fort, reconstruit, sûr de ses valeurs claires, pourra ensuite – et j'insiste : ensuite – envisager les alliances adéquates pour rassembler une majorité de Français autour de son projet. D'ailleurs, c'est ce qui fut fait au second tour de la présidentielle : rassembler toute la gauche puis tendre la main sur la base d'un projet aux électeurs démocrates du centre. (…)

Nous ne sommes plus dans une société où l'appartenance sociale détermine automatiquement le vote. (…) Les électeurs ont désormais acquis une autonomie et une liberté de pensée qui n'est que la conséquence du processus d'individualisation que nous avons longuement détaillé dès l'ouverture de ce livre. Les identités politiques ne sont plus figées. Elles se reconstruisent à chaque élection, en fonction des contextes sociaux et médiatiques, des enjeux, des candidats eux-mêmes.

Les électeurs de gauche sont particulièrement exposés à cette quête d'identité. Pourquoi ? Parce que, en dépit d'un attachement à des valeurs et à des convictions, l'identité de gauche ne va plus de soi. Ce livre en témoigne : nous ne parlons que de ce sujet depuis notre première rencontre. Parce que le monde dans lequel nous vivons a changé, "être de gauche" n'a plus la même traduction systématique.

Les messages que les électeurs envoient en votant n'ont pas toujours un contenu idéologique construit. Je doute que ceux qui votent pour l'extrême gauche soient tous des trotskistes convaincus. Ils expriment en revanche une colère et une demande de radicalité évidentes. Je ne suis pas sûre que tous les électeurs de François Bayrou en 2007 aient tous été des démocrates chrétiens convaincus, mais ils ont dit leur volonté de sortir d'une logique de "bloc contre bloc".

Nous sommes à la fin d'un cycle politique. Celui qui a été ouvert au congrès d'Epinay doit se clore maintenant, pour en commencer un nouveau. L'union de la gauche de François Mitterrand, telle qu'elle a
été conçue dans les années 1970, puis la gauche plurielle de Lionel Jospin servent de socle, mais ne suffisent plus.

Les défis du Parti socialiste

Je partage deux des constats établis par Alain Touraine. Oui, nous sommes collectivement responsables de cette "perte de contact avec tous les secteurs de la vie sociale". Oui, "le PS perd peu à peu de sa force de mobilisation". Le constat n'est pas qu'électoral, même si les élections municipales ont été encourageantes, il est intellectuel et social.

Le Parti socialiste n'est pas suffisamment au cœur des mobilisations
sociales ni des débats intellectuels. Nous sommes peu présents dans les mouvements sociaux et n'avons pas d'échange avec eux. Cet écueil tient à notre façon de faire de la politique. Le PS est un point de rencontre entre des électeurs d'origines très diverses, mais il n'est pas pour autant un lieu de convergence durable ouvert à la société.

Plusieurs raisons expliquent cette faiblesse.

La première, la plus souvent invoquée, relève de la sociologie et de la démographie des adhérents du parti. Il nous manque en effet des femmes, des jeunes, des employés et des ouvriers et cette France métissée qui est venue massivement voter pour nous. Cela est vrai.

Pourtant, les candidats PS aux municipales ont montré qu'ils savaient accueillir sur leurs listes des employés, des ouvriers, des syndicalistes, des responsables de la vie associative et de la vie économique ou des jeunes de toutes origines, des artisans ou des agriculteurs. Bref, tous ceux qui font la France. Ils savent aussi être à l'écoute.

La démocratie participative est présente dans presque tous les projets des candidats socialistes. Le Parti socialiste a donc su irriguer la France par ses élus. Nous devons en retour apprendre, en repensant notre organisation, à enrichir davantage notre projet. (…)

Ma gauche est celle qui affronte les réalités, qui ne se résigne pas, même lorsque ces réalités sont désagréables, et surtout lorsqu'elles sont difficiles. Je ne veux pas d'une gauche qui, sous couvert de réalisme, renoncerait de fait à corriger un certain nombre d'inégalités et d'injustices, notamment celles produites par le libéralisme économique. Ce dont le socialisme a impérativement besoin, aujourd'hui plus que jamais, c'est d'une lucidité radicale. (…)

Qu'est-ce qu'un parti où, sans que la chose soit jamais admise, une sorte de loi salique (unique en Europe) serait tacitement reconduite, et où la guerre amère de quelques hommes (et de quelques femmes) pour le seul pouvoir d'empêcher ne connaîtrait jamais de fin ni même de trêve ? Mieux vaut une bonne querelle qu'une mauvaise synthèse qui, toujours, à plus ou moins long terme, nourrira des affrontements autrement plus diviseurs qu'un vrai débat, aussi tendu soit-il.

Source : Le Monde

Par Pacte Rénovateur 18
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /Juin /2008 23:54






INVITATION

 

Chère amie, cher ami,

Nous t'invitons à venir participer le
28 Juin de 10H à 14H à

une grande réunion de présentation de notre contribution


avec Ségolène Royal

et tous ceux qui soutiennent la démarche "Congrès Utile et Serein"


à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique Paris 7ème

Métro/RER Invalides, Bus N°63/69/83/93


Cette contribution, c'est d'abord la votre car vous l'avez construite

à travers plus de 2400 contributions et 220 réunions partout en France.


Et cette contribution, c'est aussi celle va permettre à tout le Parti Socialiste

d'avoir un congrès qui soit utile aux Français.


Venez donc nombreux et invitez largement l'ensemble nos camarades socialistes !


Par Pacte Rénovateur 18
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 22:34

La contribution de Ségolène Royal (et ses axes forts) sera présentée samedi 28 juin à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique de 14H à 17H.

Par Pacte Rénovateur 18
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 22:28

Je suis très heureuse du beau succès de Barak Obama à l'issue des élections primaires démocrates aux Etats-Unis et je tiens à lui adresser mes félicitations les plus chaleureuses. Dès le départ, avant même qu’il ne devienne favori, j’avais soutenu sa candidature Il a fait preuve de courage, de sincérité et d’honnêteté.Pour la gauche américaine, c'est un choix historique que de s’être trouvé un porteur d'espoir. Il a prouvé, durant des Primaires âprement disputées, qu'il incarnait pour son pays un formidable désir de changement et d'avenir. Barack Obama représente l’Amérique d’aujourd’hui et de demain, l’Amérique métissée. Les jeunes, de toutes origines, se sont mobilisés massivement en sa faveur. Quel plus beau symbole de l’espérance que peut représenter un politique de son rang ?

Aux États-Unis, le 4 février dernier, je me suis mêlée à la foule d'un de ses meetings à Boston et j'ai vu la ferveur que suscitait son message auprès d'Américains de tous âges et de toutes origines, fraternellement unis.

De tous les procès instruits contre lui, Barak Obama a su faire une force sans jamais se laisser aller à répondre aux coups bas. Sa campagne populaire et citoyenne, son envie de rassembler, sa capacité à faire bouger les lignes sans sectarisme, sa fermeté sur des valeurs fondamentales ont réconcilié avec la politique beaucoup de ceux qui s'en étaient détournés, à commencer par les plus jeunes.

A l'inverse de tant de responsables politiques qui se disent  expérimentés, il a euun jugement lucide sur l'intervention américaine en Irak, et c'est, pour en finir avec les errements des années Bush, un atout de poids.

Je lui souhaite aujourd'hui de trouver, pour l'épauler dans la campagne qui s'ouvre, un Parti soudé à ses côtés. C'est une des conditions de la victoire.


Les 35 heures
J'estime que la droite a trahi la parole donnée aux partenaires sociaux, qui avaient signé un compromis historique. Pour se réformer de façon juste et durable, la France a besoin du dialogue social entre organisations représentatives, c'est-à-dire d'une vraie démocratie sociale. Aujourd’hui plus que jamais. Et c’est cette condition que le gouvernement vient de mettre à mal.

Le 10 avril dernier, la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME ont conclu un accord inédit sur les nouvelles règles du dialogue social en France. Pour démocratiser le dialogue social, les partenaires sociaux estiment que tout accord devrait être désormais signé par des syndicats représentants une majorité des salariés concernés. Symbole de ce compromis historique, la CGT et la CFDT avaient même accepté qu'un accord majoritaire assouplisse, à titre expérimental, les règles relatives aux contingents d'heures supplémentaires.

C'est cette avancée fondamentale de la démocratie sociale que la droite a piétiné en permettant à des organisations minoritaires d'assouplir les contingents d'heures supplémentaires fixés par la loi. Un sacrifice de l’intérêt général pour donner des gages à une droite aux abois. Au final, un formidable gâchis.



L’éducation et les annonces de Nicolas Sarkozy
Dans l'éducation, les coup durs sont déjà donnés. 11 000 postes supprimés en 2007/2008, 20 000 suppressions prévues pour l'année prochaine. La vraie « réforme » de l'éducation de Nicolas Sarkozy est à observer de ce côté-là, beaucoup plus que dans ses dernières annonces.
Les intentions et les promesses de réforme sont souvent floues et n'engagent que ceux qui y croient encore. « Imaginer un lycée beaucoup plus souple. » Pourquoi pas ? Mais qui peut nous dire comment le gouvernement va traduire ce vœu pieu en actes concrets ?

Sur la formation des enseignants, les annonces ont, pour une fois, été précises. Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont voulu supprimer les IUFM sans le dire explicitement, pour faire des économies. La formation des enseignants se ferait donc à l'université, tout simplement. Sans aucun enseignement qualifiant. L'inquiétude des professeurs et de ceux qui souhaitent le devenir est légitime.

Je continue de prétendre qu’une autre politique éducative est possible.



Les émeutes de la faim
La crise alimentaire dans le monde est sans précédent. Elle touche des centaines de millions personnes dans les pays les plus pauvres de la planète.

Les causes sont bien connues : hausse de la demande des grands pays émergents, développement de l'élevage au détriment des cultures, hausse du prix de l'énergie, accidents climatiques...

Les propositions de Nicolas Sarkozy ne sont pas à la hauteur du drame actuel et de la capacité d'initiative de la France : une meilleure coordination des organisations internationales, même si elle est indispensable, est nettement insuffisante.

Je rappelle que l'aide publique au développement a diminué depuis un an, repassant en dessous du seuil de 0, 5 % de la richesse nationale, cela sous les coups de butoir d’une politique étrangère incohérente et au mépris des engagements pris par la France il y a quelques années.

Il nous faut commencer par respecter nos engagements internationaux pour l'aide publique au développement, sous forme de subventions « cash » et non pas de simples annulations de dette.

Je propose aussi qu'on étudie un mécanisme de stabilisation des prix agricoles dans les pays pauvres, sous la responsabilité de la Banque mondiale. La crise actuelle nous montre que nous ne pourrons nous passer plus longtemps d'une politique agricole mondiale.

Par Pacte Rénovateur 18
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 00:02

Pour répondre à ceux qui déforment mes propos, voici d’abord les citations complètes de ce qu’ai dit et écrit sur le sujet :

CITATIONS

1) « Dimanche + », le 25 mai 2008

«(…)  Il faut rassembler les socialistes sur les valeurs qui sont les nôtres et en l’occurrence, je crois qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redéfinir le contenu du mot socialisme, c’est-à-dire pour l’adapter aux défis du temps présent qui n’existaient pas au XIXe siècle. Les déplacements massifs de population, le réchauffement planétaire, les grandes pandémies, les masses financières qui se déplacent à l’échelle planétaire à la recherche de placements spéculatifs, la crise alimentaire qui est due à la spéculation sur les denrées alimentaires.

Donc ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est comment, avec de nouvelles règles et de nouveaux principes, on garantit à chacun l’accès au bien public collectif, c’est-à-dire manger, se loger, s’éduquer, se soigner et travailler ou être utile aux autres. Donc dès lors que l’on pourra garantir à chacun, d’abord en France mais aussi à l’échelle planétaire, ces fondements même de la dignité humaine, alors le socialisme aura réalisé un idéal (… ). »

«  (…) Ce que je pense, simplement, c’est qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redonner de la modernité, un nouveau souffle au socialisme. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l’héritage des droits et des libertés individuelles. Les socialistes et la gauche sont issus de la déclaration de 1789, de la Convention européenne de droits de l’Homme, du combat de JAURES pour DREYFUS, du combat de François MITTERRAND et de BADINTER contre la peine de mort, donc les droits et les libertés individuelles font partie de notre patrimoine commun. C’est très important, faut-il aller donc jusqu’à réhabiliter ce mot de libéralisme ? Non ! (…) »

«  (…) Le mot libéralisme a des connotations positives dans certains autres pays, par rapport aux Etats-Unis. En France, non. Il est tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts et d’écrasement des bas salaires, d’insécurité, de creusement des inégalités et donc de violence, qu’il fournit de la violence (…). »

(…) Ce qu’a dit Jaurès sur la question est très important parce que c’est très moderne. Ça reste très moderne, parce qu’il avait déjà intégré cet héritage-là, des droits et des libertés individuelles, au socialisme… mais agrandi à la dimension sociale de l’homme. Et aujourd’hui qu’est-ce qu’il nous manque dans le monde dans lequel nous sommes, par rapport à toutes ces souffrances, par rapport à ces 5 euros, qu’est-ce qui nous manque ? Il nous manque du social, et les socialistes ne sont pas pour le social contre l’économique, ils pensent que l’un ne va pas sans l’autre (…). »

2) Le Point du 27 mars 2008

« De quel libéralisme parle-t-on ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Voyez Jaurès justifiant contre Jules Guesde la défense du capitaine Dreyfus et affirmant que « l’individu est la mesure de toute chose ». La liste serait longue de la contribution des socialistes au renforcement des libertés individuelles et politiques ! »

« Mais si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, du laisser-aller, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain-là (…). »

« La bonne question est : que fait-on pour que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée à une société prise en otage par les intérêts particuliers, mais pour qu’ils servent au bien-être de tous ? Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge. On attend de nous une autre façon de produire les richesses et de les distribuer. On me disait par exemple qu’il était impossible de conditionner les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser ou de licencier en cas de bénéfices ; je l’ai fait en Poitou-Charentes et nous sommes aujourd’hui l’une des régions mieux placées en termes de créations d’entreprises ! »

3) Maintenant, Ségolène Royal répond à Marie-Françoise Colombani, Hachette Littératures, mars 2007

“Nous, socialistes, nous sommes des libéraux au sens politique originel car nous sommes ardemment attachés aux libertés individuelles et démocratiques. (…) Donc, pas question de jeter l’opprobre sur le mot lui-même (…).

(…) Mais si vous entendez par libéralisme cette conception de l’économie, je dirais même ce dogme ou cette idéologie, qui confie aux marchés, et aux marchés seulement, la régulation des sociétés, alors, oui, je pense que le libéralisme est l’ennemi de la justice sociale.”

COMMENTAIRES

Suite à ce que j’ai dit, voilà ce que je voudrais rajouter :

Sur le « libéralisme »

Une chose est de « ne pas jeter l’opprobre » sur le mot, mot qui a eu un sens face aux despotismes et au totalitarisme, notamment collectiviste, une autre est d’en faire aujourd’hui son étendard et de se l’approprier au point d’affaiblir le socialisme.

Le mot « libéral » a un sens, et ce sens, c’est celui que nos adversaires lui ont donné. Le libéralisme a été préempté par une droite dure  et, aujourd’hui, c’est le mot d’un capitalisme inquiétant, même lorsqu’il n’est pas accompagné du terme d’ « ultra ».

Les libertés politiques et les droits de l’homme sont intégrés dans le socialisme démocratique depuis bien longtemps. Il est donc inutile de se dire libéral. C’est une source de confusion et c’est dangereux.

La modernité politique ne passe pas par l’acceptation d’un libéralisme qui, à force de déréglementation, symbolise la perte de repères et l’écrasement de la personne humaine. Elle passe par la définition d’un socialisme du 21ème siècle, qui aille au-delà de simples ajustements à la marge des méfaits du libéralisme.

Notre désaccord avec la droite porte sur la protection des libertés et la définition de nouveaux droits, mais aussi sur la politique économique et sociale (paquet fiscal, franchises médicales, casse de l’éducation nationale, abolition des 35h, retraites…).

Se dire libéral et socialiste, c’est laisser croire que le socialisme ne parle pas de l’individu, de la liberté ou de l’efficacité économique et qu’il a besoin pour cela de l’apport du libéralisme. Or rien n’est plus faux.

Car être socialiste, c’est  :

- voir que les services collectifs rendent les individus plus forts et d’une certaine façon plus libres (comment être libre quand on n’arrive pas à se loger, à se nourrir, ou quand on sort du système scolaire sans qualification ?) ;

- mettre les sécurités et la solidarité au service de la libération des énergies et de la prise de risque (comment avoir l’esprit d’entreprise quand on vit dans l’incertitude et la précarité ?);

- faire de la lutte contre les inégalités un moyen pour que chacun contribue à la richesse du pays et à sa compétitivité (comment se priver du dynamisme des jeunes des quartiers populaires ?) ;

Le socialisme n’a pas besoin de se dire libéral. En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. Le socialisme est un dépassement du libéralisme et pas une doctrine d’appoint.

Sur la question du Parti et des alliances

Nous voulons d’abord un parti fort car ouvert sur la société, ferme sur ses convictions et ses valeurs.

Le parti socialiste doit être un centre de gravité pour la gauche. Une fois qu’il aura réaffirmé ses valeurs et défini son projet, tous ceux qui partageront ses ambitions, à gauche comme au centre, pourront nouer des alliances avec lui.

Ségolène Royal


Par Pacte Rénovateur 18
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 23:52

Marianne : Tout d’abord, pourquoi avez-vous accepté cette rencontre ? Est-ce parce que vous vous réclamez tous les deux du même camp ?

Ségolène Royal : J’ai accepté parce que c’est vous qui me l’avez proposée. Sinon, je n’en aurais peut-être pas eu l’idée … Plus sérieusement, je trouve utile d’accepter votre proposition de dialogue avec Olivier Besancenot. Nous avons failli nous croiser à Gandrange sur le même piquet de grève. Tout débat avec ceux qui ont envie que le monde change est fructueux.

Et vous, Olivier Besancenot, est-ce parce que vous partageriez une culture commune avec Ségolène Royal que vous avez jugé cet échange utile ?

Olivier Besancenot : D’abord, c’est vous qui l’avez suscité, en effet. Nous avons été tous les deux candidats à l’élection présidentielle. Et il y a deux grandes orientations politiques à gauche qui se dessinent au fur et à mesure que les luttes avancent. La confrontation politique est donc toujours utile. De la confrontation, des idées peuvent jaillir ! Il y beaucoup d’électeurs de gauche qui se sentent orphelins de ce type de débat contradictoire où chacun assume ses orientations, fait la part de ce qu’il y a en commun et de ce qui nous sépare. Il y avait des désaccords au sein de la famille de la gauche sur la façon de changer le monde, entre ceux qui se disent réformistes et ceux qui se disent révolutionnaires. Au fur et à mesure que la mondialisation financière a avancé, on s’est rendu compte que les marges de manoeuvre pour obtenir des réformes s’étaient amoindries. A l’époque des Trente Glorieuses, les capitalistes cédaient quelques réformes, sur lesquelles il ne fallait pas cracher d’ailleurs, histoire d’acheter la paix sociale. Depuis le début de la contre-réforme libérale des années 80, ces espaces de compromis n’existent plus. Et à cette époque, en France, nous avions des gouvernements de gauche censés être réformistes, mais incapables de faire des réformes importantes. Soit on continue de vouloir changer le monde et on se donne les moyen de le faire, soit on pense que l’économie de marché, c’est-à-dire le capitalisme, est un horizon indépassable et on s’en accommode.

Vous avez employé les termes de « confrontation » et de « débat contradictoire », alors que Ségolène Royal n’a parlé, elle, que de débat. Dans « confrontation », il y a une idée de combat ?

O.B. : Non, non, je suis venu dans l’idée de débattre.

S.R. : Il est des confrontations créatrices …

Ségolène Royal, vous auriez donc renoncé à changer le monde ?

S.R. : Au contraire. Je veux répondre aux désordres du monde et accéder au pouvoir pour peser sur les solutions à mettre en place pour l’épanouissement des femmes et des hommes. Moi, je suis entrée en politique par le féminisme. Lorsqu’on m’a dit : « Tu es une fille, tu ne feras pas d’études », ça m’a révoltée. Donc je suis partie, j’ai travaillé, et j’ai demandé une bourse parce que j’ai compris que c’était par l’école que j’échapperais au destin réservé traditionnellement à beaucoup de femmes. Je veux que l’école de la République reste un élément majeur d’émancipation pour tous. Cette bataille pour l’éducation est au coeur de la raison d’être des socialistes. Sans doute auraient-ils dû aller beaucoup plus loin sur la question éducative et sur d’autres. C’est pourquoi il y a des combats et des utopies réalisables et c’est pour cela qu’il faut accéder aux responsabilités. y compris pour mettre en place certaines réformes radicales !

La politique peut donc encore changer les choses ?

S.R. : L’enjeu de la politique, ce n’est pas seulement de corriger les inégalités a posteriori ; c’est de prendre à la racine les raisons qui font qu’il y a une destruction des valeurs humaines. La difficulté, c’est que nous souffrons aujourd’hui d’une terrible décrédibilisation de la parole politique ! Les gens ont été trompés par l’énergie de la parole de Nicolas Sarkozy qui disait : « Vous allez voir, votez pour moi et je vais tout résoudre parce que “je suis un surhomme !”. Aujourd’hui, le désespoir par rapport à ces promesses risque de décrédibiliser, si l’on n’y prend garde, toutes les formes d’exercice du pouvoir. Moi, j’exerce des responsabilités territoriales, et, comme d’autres élus socialistes, je mets en application un certain nombre de réformes radicales. J’ai, par exemple, conditionné les aides publiques aux entreprises à l’interdiction de délocaliser ou de licencier si elles font des bénéfices … Les luttes sont utiles quand le pouvoir politique demeure aveugle, mais la politique doit anticiper les problèmes pour que les gens, au bout du rouleau, dans la souffrance, n’aient plus à subir les conséquences des conflits. Quand je vois le mouvement désespéré des pêcheurs, la misère de certaines familles, auprès desquelles j’étais récemment, je dis que l’inertie politique est coupable et que les solutions existent.

Ségolène Royal vous interpelle lorsqu’elle dit qu’on ne peut se contenter des luttes et qu’il faut participer aux responsabilités quand on veut changer le monde …

O.B. : Pour moi, prendre nos responsabilités, c’est d’abord faire preuve de constance. Nous avons toujours pris nos responsabilités. La France n’a jamais été aussi riche, la redistribution des richesses n’a jamais été aussi inégalitaire. Etre constant, quand on a un gouvernement qui tape fort comme celui-là avec 55 réformes qui ont une cohérence, c’est de résister. Il ne faut pas avoir simplement 2012 en tête. Sarkozy et son gouvernement préparent des mauvais coups sur la protection sociale, sur le contrat de travail, sur les services publics. La question de la responsabilité, ce n’est donc pas que « pouvoir ou pas pouvoir ». Nous avons vu récemment de curieux mercatos où, à force de vouloir mettre les mains dans le cambouis, certains vont dans un gouvernement de droite même lorsqu’ils se prétendent encore de gauche … Le problème est donc de savoir ce qu’on fait du pouvoir. ridée que je me fais d’un bouleversement révolutionnaire, c’est que la politique ne fonctionne pas sans l’irruption d’une majorité de la population. Tant qu’elle se contentera de déléguer sa représentation à d’autres pour faire à sa place on ira dans le mur …

Vous voulez en finir avec la démocratie représentative ?

O.B. : Il faut une combinaison de la démocratie directe et du suffrage universel. Je suis pour une démocratie qui permette le contrôle.

Vous êtes pour les jurys citoyens que proposait Ségolène Royal ?

O.B. : Non, pas les jurys citoyens. Sur la révocabilité des élus, les jurys citoyens s’arrêtaient au milieu du chemin. Pour la gauche anticapitaliste, l’autre société, c’est une majorité de la population qui se partage les richesses et le pouvoir. Moi, j’ai aimé citer Louise Michel, la communarde, l’anarchiste, pendant la campagne présidentielle : « Le pouvoir donnera des vertiges tant que le pouvoir ne sera pas partagé par tous. » Nous, nous militons pour que le pouvoir soit partagé par tous. Nous ne sommes pas contre le fait de participer aux institutions en tant que telles, nous avons déjà eu des élus, régionaux, européens, élus sur la base de notre indépendance. S’il y avait la proportionnelle, il y aurait 12 ou 13 députés de la LCR. Je ne dis pas que cela changerait tout, mais cela pèserait. Ce que nous contestons, c’est l’idée que la politique, ce serait pour les institutions, et le social, pour la rue. En Mai 68, il y a eu une augmentation des salaires de 30 %. En février 1968, les patrons expliquaient qu’augmenter les revenus de 30 % était impossible. Et, en juin, ils ont dû déchanter. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu un rapport de force.

Mai 68, c’était aussi « Elections, pièges à cons »… De ce point de vue-là, est-ce que vous rejoignez Ségolène Royal sur l’idée de démocratie participative ou est-ce que vous considérez que ce n’est qu’un dérivatif ?

O.B. : Derrière « démocratie participative », on ne met pas forcément la même chose. La première référence qui me vient à l’esprit, c’est une ville du Brésil, Porto Alegre, où l’on a instauré des conseils de quartier qui estimaient leurs propres besoins : combien d’hôpitaux il nous faut, combien de routes, combien d’écoles, etc. Mais, à ces conseillers, on ne demandait pas simplement leur avis, ils avaient le droit d’élaborer et surtout de contrôler une partie du budget municipal. L’idée du contrôle, c’est aussi la révocabilité des élus. Une partie d’une circonscription, par voie pétitionnaire, pourrait juger que le mandat n’a pas été respecté et susciter un nouveau suffrage. Même chose sur la rémunération : il n’y a pas de raison qu’un élu gagne plus d’argent que ceux qu’il est censé représenter, c’est-à-dire plus que le salaire moyen de la majorité de la population. Quatre-vingt-cinq pour cent de la population en France vivent avec moins de 2 000 € par mois et les responsables politiques gagnent beaucoup plus …

Sur la question de la démocratie, vous avez le sentiment, Ségolène Royal, qu’il y a des ponts entre la conception d’Olivier Besancenot et celle que vous avez développée pendant la campagne présidentielle ?

S.R. : La question démocratique est la question centrale, parce que c’est la question du pouvoir. La démocratie repose sur trois piliers :

La démocratie parlementaire, qui mériterait d’être considérablement améliorée.

La démocratie sociale. La France est parmi les pays industrialisés les plus en retard sur cette question. Il est plus que temps qu’en France, malgré les résistances et l’obstination du Medef, on progresse dans cette voie, absolument cruciale, notamment pour lutter contre les délocalisations. On voit apparaître en plus de nouveaux prolétaires qui sont les femmes au chômage partiel, les caissières des hypermarchés. Lorsqu’elles ont fait grève, des engagements ont été pris ; le silence est retombé parce que les caissières sont isolées, leur lutte n’a jamais vraiment été prise en considération, et seulement très récemment par les organisations syndicales.

Enfin, il y a la démocratie participative. Comment organiser la prise de parole populaire entre deux mandats ? Comment peser pour qu’entre deux élections il ait des rapports de force pour que les décisions soient plus justes ? La proposition d’Olivier Besancenot est irréaliste. Moi,je suis par exemple favorable aux actions de groupe. Cela fait très peur au Medef et au gouvernement, car, une fois les consommateurs organisés en groupe de pression, ils ne sont plus isolés. Pourtant, ce serait très efficace pour faire baisser les prix, pour mettre fin aux abus des distributeurs d’eau ou des factures Internet. Je fais ce que je dis : je préside la seule région où a été mis en place un budget participatif. Par exemple, les lycéens décident ce qu’on va faire dans leur lycée avec 10 millions d’euros. Ce ne sont pas des miettes … A un moment donné, il faut passer des discours aux actes. Quand je fais ça dans ma région, d’une certaine façon, je suis révolutionnaire ! J’ai également mis en place des jurys citoyens. Un élu l’est pour cinq ou six ans, mais il doit rendre des comptes pendant son mandat sur la façon dont il l’exerce. Il faut instaurer un contrôle populaire au bon sens du terme, non pas un jury d’assises qui coupe des têtes ou révoque les élus, mais des ateliers citoyens qui évaluent les politiques publiques et qui, devant l’opinion publique, disent : « Là, c’est formidable, mais là, ça va dans la mauvaise direction, etc. » Ce système est une aide à la décision publique. Le jury, avec des citoyens tirés au sort qui ne sont pas des spécialistes, aide à améliorer les décisions.

Olivier Besancenot, vous avez une conception différente puisque vous considérez que les élus doivent pouvoir être révoqués en cours de mandat …

O.B. : Oui, par voix pétitionnaire. Il y a d’autres pays qui le font. C’est dans la Constitution bolivarienne de Chavez au Venezuela. L’opposition, soutenue par les Etats-Unis, avait convoqué un référendum avec 300 000 signataires. Au lieu d’attendre quatre ans, il y a eu une nouvelle élection au bout de deux ans. Et Chavez l’a remportée.

J’entends vos discours, Ségolène Royal, sur les luttes, c’est bien, mais, en moins d’un an, il y a eu la réforme des régimes spéciaux des cheminots, la loi d’autonomie sur l’université, le nouveau traité européen, autant d’échéances concrètes où l’on aurait pu résister ensemble au moment où la droite oppose à peu près tout le monde, le public au privé, les hommes aux femmes, les Français aux immigrés, les jeunes aux anciens, tout ce nouveau prolétariat qui n’a jamais été aussi nombreux…

Ségolène Royal évoque ce “nouveau prolétariat” et prône une certaine « radicalité »…

O.B. : Au-delà des mots, parlons concrètement : comment faire là où on est, avec nos divergences, pour aider à ce qu’un front solide, massif, majoritaire réponde aux attaques d’un gouvernement qui cherche à opposer les uns aux autres. Il y a eu un bon exemple, c’était le CPE, où toute la gauche, sociale et politique, était à peu près à l’unisson. Cela a eu un impact sur l’opinion. Voilà ce qui a manqué au moment des régimes spéciaux, de la loi d’autonomie de l’université, ou aujourd’hui sur l’éducation. Au-delà des mots, nous avons expliqué depuis des années qu’il fallait légiférer de façon efficace contre les licenciements en reprenant les subventions publiques qu’on avait données aux licencieurs. C’est bien de le dire, c’est mieux de le faire ! Il faut avoir le courage de dire que c’est incompatible avec l’économie de marché. Le capitalisme, même avec sa prétendue variante sociale et écologique, est inacceptable. De nouveaux droits démocratiques pour les salariés, cela passe, concrètement, par la publication des livres de comptes, et la levée du secret bancaire, commercial et industriel pour savoir où va l’argent. Nous pouvons avoir des propositions différentes, mais il faut d’abord résister aux 55 contre-réformes libérales de Sarkozy. Pour cela, on devrait être soudés et unis dans les mobilisations. Sans mauvais jeu de mots, ça devrait être le service minimum … Nous n’avons pas été capables de le faire depuis plus d’un an ! Je refuse le tout ou rien, l’idée selon laquelle il faudrait absolument se mettre d’accord sur tout ce qu’on propose à gauche pour résister ensemble face à la droite.

Là-dessus, Ségolène Royal, vous pensez qu’on peut bâtir une opposition cohérente à Nicolas Sarkozy sans être d’accord sur toutes les solutions alternatives ?

S.R. : En effet, je ne crois pas à ces modèles où l’avant-garde éclairée déciderait pour tout le monde du bien et du mal. Je ne connais pas de système de ce genre qui ait fonctionné. Dites-moi, si votre droit de révocation existait à Cuba, sans doute que le peuple se serait débarrassé de Fidel Castro ! Moi, je regarde à quelles conditions garantir à chacun le progrès. Dire que nous vivons dans une économie de marché, c’est dire simplement qu’il y a un droit à la créativité qu’il faut puissamment encourager. La bureaucratie étatique sécrète elle-même ses propres profiteurs qui, ensuite, n’ont qu’un objectif : garder le pouvoir et maintenir le peuple dans l’ignorance. C’est dans les libertés, au sens large, que les peuples peuvent accéder à l’éducation, à la culture, à la créativité, au travail, au droit de réussir, etc. Qu’est-ce qui fait l’identité du socialisme ? C’est que ces libertés-là ne soient pas réservées à quelques-uns, aux bien nés ou aux enfants de la nomenklatura, mais garanties à tous. Il faut arrêter de se gargariser de formules sans en tirer toutes les conséquences, vous comme nous. Par exemple, pour l’égalité des chances à l’école, il faut passer de l’égalité théorique à l’égalité réelle. De même, ily a non seulement un recul mais de nouvelles inégalités entre hommes et femmes car le nouveau prolétariat, ce sont à 80 % des travailleuses pauvres et des femmes âgées pauvres. Il y a donc toujours des combats nouveaux à mener, sur des enjeux liés à l’émancipation individuelle garantie par des politiques publiques.

Tout cela au sein de l’économie de marché puisque vous avez dit : « Le marché doit nous être aussi naturel que l’air que l’on respire » ?

S.R. : A condition que cet air ne soit pas vicié, c’est -à-dire que l’économie de marché soit fermement encadrée en amont et en aval. En amont, parce qu’il ne suffit pas de corriger a posteriori la façon dont on répartit les richesses produites, mais également la façon dont on intègre le progrès écologique et le progrès social dans le processus de production. Quand les salariés sont bien payés, correctement formés, ont la sécurité sociale professionnelle, ils sont productifs pour l’entreprise qui a, dès lors, intérêt à la transparence et à ce que la répartition du profit entre capital et travail soit discutée entre les partenaires sociaux.

Olivier Besancenot, lui, veut sortir de l’économie de marché …

S.R. : Tous les systèmes collectivistes ont échoué et ont fait le malheur des gens. Peut-être y a-t-il un système auquel on n’a pas encore pensé ; moi, je n’en vois pas. Mais je suis impatiente de connaître le vôtre ! Je pense que les libertés de créer, d’entreprendre, d’avancer, de réussir doivent être garanties, avec des conditions pour que les richesses soient non seulement équitablement partagées, mais permettent de financer l’accès aux biens humains fondamentaux : se nourrir, se loger et se soigner correctement, s’éduquer et avoir un travail. L’économie de marché régulée permet cela, pas une bureaucratie qui déciderait du bonheur des gens malgré eux.

Vous, Olivier Besancenot, vous ne pensez pas que l’économie de marché puisse être régulée, ni en amont ni en aval ?

O.B. : Je suis impatient que Ségolène Royal m’explique où ce système existe ! Mais je n’en connais pas .

S.R. : On va le construire .

O.B. : Il y a un point commun entre les ex-sociétés bureaucratiques de l’Est ou la Chine, et l’économie de marché où le marché fait la loi, c’est le despotisme. Dans ces deux systèmes, une minorité décide pour la majorité. A l’Est, c’était une couche privilégiée qui décidait pour ses propres intérêts de nomenklatura ; dans l’économie de marché, c’est 6 ou 7%de la population qui détient plus de la majorité du patrimoine. Je suis favorable à une troisième voie. Un modèle qui n’a pas existé ou qui a existé de façon ponctuelle : bien sûr, c’est daté et ça n’a pas duré longtemps, mais c’est la preuve que la démocratie directe et le suffrage universel ne sont pas contradictoires : c’est la Commune de Paris. Une expérience où le peuple s’est partagé le pouvoir et les richesses. Qui peut croire aujourd’hui que, même dans le système capitaliste, la liberté d’entreprendre existe ? Les entreprises restent toujours entre les mains de la même minorité.

Vous rejetez toute forme de propriété privée ?

O.B. : Le capitalisme a eu ce talent de mettre dans nos esprits sur un pied d’égalité la propriété individuelle à usage personnel ou familial (la voiture, la maison de campagne, etc.) et la propriété privée des grands moyens de production. Moi, je veux que le fruit du travail de tous revienne entre les mains de tous. Et ça implique la démocratie socialiste avec la révocabilité des élus et une économie dont on anticipe la satisfaction des besoins démocratiquement. On peut me dire que c’ est de l’utopie, mais je revendique ce droit à l’utopie ! Je pense que la gauche, ces trente dernières années, a crevé de ne plus être capable de faire rêver. Dire « On va réguler ! », « On va lui donner un visage humain … » à ce sacré capitalisme, aujourd’hui il n’y a pas que la gauche traditionnelle qui le fasse ; Sarkozy aussi fait de grandes sorties lyriques pour opposer le méchant capitalisme financier et le gentil capitalisme industriel ! Comme s’il était concevable de séparer les deux … Je conteste l’idée qu’au nom de la modernité, on va réguler le chaos ambiant avec une pincée de sel et une pincée d’environnemental : ça ne marchera pas ! On peut promettre des réformes radicales pour demain, il ne faut pas oublier qu’au cours des vingt cinq dernières années, il y a eu quinze ans de gouvernement de gauche ! Les socialistes ont été pris dans le cadre de l’économie de marché, de ses contradictions, dans l’urgence d’une société en crise, mondialisée, financiarisée. Et ils ont fini par dire : nous n’avons plus les marges de manoeuvre pour agir. .. Le PS ne pourra pas plus concrétiser demain ces promesses radicales avec la même stratégie de régulation.

Alors, comment être efficace ?

O.B. : Je revendique un droit à l’ingérence dans l’économie privée ! Quand on accumule les exonérations de cotisations sociales, les subventions publiques et les cadeaux fiscaux, c’est l’équivalent de 160 milliards d’euros qui partent de la poche de la majorité de la population pour une minorité de la population … S’ils sont capables de nous le prendre, nous sommes capables de le reprendre, et ça augmenterait tous les revenus de 300 € net par mois. Aujourd’hui, ceux qui sont partisans de réformes « radicales », nous les invitons à construire un nouveau parti anticapitaliste ensemble.

Donc, Ségolène Royal, vous avez assassiné l’utopie et aggravé les inégalités …

O.B. : Je n’ai pas dit que c’était Ségolène Royal personnellement. Et, sur l’utopie, je pensais tout autant au lourd bilan de ce qui s’est passé à l’Est. Le stalinisme a discrédité durablement l’idée même qu’une autre société que le capitalisme était possible.

S.R. : C’est aussi la responsabilité de la gauche de continuer à dessiner les voies d’une utopie réalisable. Mes modèles ne sont ni Chavez, ni Castro, ni la Commune de Paris. L’utopie, nous avons à l’inventer pour les temps d’aujourd’hui. Il ne faut pas mélanger les abus insupportables du capitalisme financier - qui, d’ailleurs, commence à s’auto détruire -, avec l’économie de marché en général. Et il n’y a aucune raison de baisser les bras en pensant que ce système serait incontrôlable. Je pense que la force créatrice des entrepreneurs aujourd’hui, en France, ce sont ces entreprises de taille moyenne où se créent 80 % des emplois. Et ces entrepreneurs font partie des victimes du capitalisme financier et du CAC 40. Quand on apprend que les patrons du CAC 40 ont augmenté leurs revenus de 58 % cette année pendant que certaines PME sous-traitantes sont en grande difficulté, je considère que ces entreprises-là sont victimes du capitalisme financier. C’est une erreur de mettre tout le monde dans le même sac. Mais il y a des réformes économiques draconiennes à faire sur les aides aux entreprises. Par ailleurs, un entrepreneur ne démarre pas avec l’idée qu’il va exploiter le salarié qu’il va embaucher. Je crois qu’il y a aussi une nouvelle génération d’entreprises à inventer et à accompagner. Je veux une gauche qui encourage ces nouvelles façons d’entreprendre.

Mais que peut-on encore réguler avec le développement du néocapitalisme ?

S.R. : Le problème de ce capitalisme financier, c’est que nous avons, d’un côté, des masses d’argent qui circulent à l’échelle de la planète à la recherche du rendement le plus juteux et, de l’autre, un système bancaire qui ne protège plus les particuliers et qui ne fait pas son travail pour les entreprises. Il faut une réforme en profondeur du système bancaire. Ne faut-il pas reposer, sans hésiter, la question de la renationalisation de certaines banques ? Quand on voit l’ampleur du scandale de la Société générale et que l’on constate que la banque continue aujourd’hui comme si de rien n’était, avec le même patron, les mêmes principes, les mêmes systèmes d’emprunt qui pressurent les petits, c’est inadmissible. Quand on voit de telles banques qui s’enrichissent sur le dos des pauvres et des plus fragiles et, dans le même temps, n’assument pas leurs devoirs pour alimenter une économie créatrice d’activités et de richesses ! Je suis favorable, d’une façon ou d’une autre, à la maîtrise par les pouvoirs publics d’un tel système financier pour orienter l’épargne, non pas vers des placements spéculatifs mais vers l’investissement dans l’innovation et la recherche. C’est là que le socialisme intervient : pour mettre des règles, définir un droit du travail respecté, poser des codes éthiques dans l’entreprise et imaginer un troisième secteur économique, l’économie sociale et solidaire, qui pourrait constituer un vaste champ d’action de créativité et d’emplois. Plutôt que de fermer, il vaut mieux encourager les entreprises à être reprises par les salariés en Scoop - j’en ai 11 dans ma région parce que j’ai proposé qu’à chaque fois qu’on reprend une entreprise en Scoop il y ait une subvention proportionnelle au nombre d’emplois sauvés. Voilà de l’économie de marché régulée, encadrée, et donc encouragée !

Une économie de marché qui réfute donc désormais ce libéralisme que vous jugez désormais incompatible avec le socialisme après avoir dit l’inverse il y a quelque temps ?

S.R. : Je n’ai jamais dit l’inverse. J’ai dit que la conquête des libertés et le socialisme démocratique sont indissociables. J’ai rappelé l’affirmation de Jean Jaurès : « Le socialisme, c’est la démocratie jusqu’au bout ! ». En revanche, réhabiliter aujourd’hui le libéralisme, c’est prendre les mots et l’idéologie de l’adversaire politique. Cela sème la confusion et cela ne me semble pas judicieux.

Pour que la gauche gagne en 2012, la LCR est-elle prête à appeler à voter socialiste, voire à participer, au lendemain d’une victoire, à un gouvernement de gauche ?

O.B. : Moi, je ne suis pas obsédé par 2012. Nous contestons l’hégémonie du PS sur la gauche et nous revendiquons notre indépendance. Je me souviens d’un ministre communiste qui siégeait dans le gouvernement Jospin qui privatisait pendant que les militants communistes s’opposaient à ces privatisations dans les entreprises publiques. Moi, ce grand écart-là, je ne veux pas le faire … D’autant plus que l’on sait que, dorénavant, François Bayrou est dans les bagages. Mais aller dans un gouvernement de gauche anticapitaliste, qui remette en cause l’économie de marché, je ne suis pas contre.

Mais ce qui m’importe, c’est la résistance dès maintenant, c’est d’être utile aujourd’hui et, dans les luttes, les socialistes sont absents.

S.R. : Les socialistes sont au combat, à l’Assemblée nationale, au Sénat. Ils ont même réussi à faire reculer, brièvement, le gouvernement sur la loi OGM. Le PS n’a pas de tentation hégémonique sur la gauche, mais il doit rassembler le plus largement possible pour bâtir une utopie réalisable.

Vouloir rassembler à la fois François Bayrou et Olivier Besancenot, ce n’est pas ça qui est utopique ?

S.R. : Lors de l’élection présidentielle, il a d’abord fallu rassembler la gauche. C’est bien ce qui s’est passé. C’est parce que la gauche était rassemblée entre les deux tours de la présidentielle que j’ai pris la responsabilité de tendre la main à François Bayrou pour battre Nicolas Sarkozy. Mais je sais que pour attirer d’autres forces vives, il faut un Parti socialiste très attractif. Je ne me satisfais pas d’un parti qui ait si peu d’adhérents. Tout le monde sera le bienvenu pour construire un autre monde. Mais si, plutôt que d’assumer les responsabilités du pouvoir, d’autres veulent rester dans les luttes, c’est leur choix et je le respecte.

O.B. : Rassurez-vous, nous ne nous résignons pas à n’être que dans les luttes. Nous voulons aussi construire un nouvel outil politique qui a vocation à être une alternative à la gauche qui se satisfait de l’économie de marché. Si vous aviez été élue présidente, votre gouvernement aurait eu une opposition politique à sa gauche qui aurait appuyé ce qui serait allé dans le bon sens et, qui, sur le restant, aurait agi suffisamment pour le faire avancer à coups de pied dans le derrière.

Propos recueillis par R.D. et N.D. / Marianne 

Par Pacte Rénovateur 18
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 23:45
Actualités
DDA A la une

L’appel de Maxime Bono aux élus socialistes



Plus de 130 députés, conseillers régionaux, conseiller généraux, maires, maires-adjoints, conseillers municipaux, présidents de communautés de communes, d’agglomérations et de pays de la région Poitou-Charentes, expriment leur adhésion de la démarche consultative engagée par Ségolène Royal dans le cadre de la préparation du prochain Congrès du Parti socialiste.

Ils s’associent en effet à la contribution rédigée par Maxime Bono, député-maire de La Rochelle, dont voici les principaux extraits :

« Certains ont trop grossièrement moqué cet exercice démocratique pour que nous, les élus locaux, qui savons tous les jours articuler démocratie représentative et participation des citoyens, restions silencieux dans ce débat.

Notre prise de parole est d'autant plus importante que, suite aux lois de décentralisation et au désengagement permanent de l'Etat , nous nous retrouvons souvent en première ligne et trop souvent seuls pour répondre à la détresse ou simplement aux inquiétudes de nos concitoyens.

Sur la fiscalité, le service public, le respect des droits des plus fragiles, et bien d'autres sujets, nous avons des propositions à faire.

L'occasion nous est donnée de réfléchir ensemble et de verser notre expérience au débat.

Notre Région a beaucoup changé; l'impulsion que lui a donnée la Présidence de Ségolène Royal est reconnue par beaucoup de nos administrés, sa popularité intacte en témoigne.

Notre parti peut désormais bénéficier de cette même impulsion, je compte sur toi pour y contribuer. »

Les principaux signataires de l’appel de Maxime Bono :

BONO Maxime, Député – Maire de La Rochelle

BOUTANT Michel, Président du Conseil Général de Charente

LAVAUD Philippe, Vice-Président du Conseil Général - Maire d'Angoulême

VERGNAUD Bernadette, Députée Européenne

BATHO Delphine, Députée

CLEMENT Jean-Michel, Député – Maire de Mauprévoir

GRELLIER Jean, Député

QUERE Catherine, Députée

GRASSET Bernard, Maire de Rochefort - Vice-Président du Conseil Régional

PINEAU Patrice, Maire de Thouars – Conseiller Général

ROUGER Jean, Maire de Saintes

BILLY Françoise, 1ère Secrétaire Fédérale des Deux-Sèvres - Conseillère Générale

MACAIRE Jean-François, 1er Secrétaire Fédéral de la Vienne - Vice-Président du Conseil Régional



Par Pacte Rénovateur 18
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 15:18

En 1992, Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, invitée à l'Heure de Vérité, exprimait déjà les convictions qui sont les siennes aujourd'hui : la critique du libéralisme, l'inscription de la politique dans la durée, l'exigence de solidarité, la conception du parti, le souci d'une reconstruction de la gauche ("ouverture" ou "alliance"), la défense de ses valeurs, le souhait d'une politique plus proche des citoyens ...

Tout y était déjà ou presque.

Pour voir la vidéo, cliquer ici 

Par Farid Benmalek
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 23:02
Ségolène Royal a jugé samedi "totalement incompatible" d'être à la fois "libéral et socialiste", en riposte au credo développé par Bertrand Delanoë dans son livre "De l'audace".

"Bertrand Delanoë a déclaré +je n'ai pas envie de pouvoir+", a observé l'ex-candidate à la présidentielle, interrogée par l'AFP alors que le maire de Paris et ses amis s'étaient réunis à la Mutualité pour une journée de travail.

"Ca tombe rudement bien, parce que moi, si", a dit Mme Royal. "J'ai envie de pouvoir agir, avec beaucoup d'autres, pour produire et distribuer autrement les richesses, pour garantir à chacun un avenir meilleur, pour lutter contre les excès insupportables du capitalisme et tout ceci n'a rien de libéral".

"Ma conviction, c'est qu'au XXIème siècle, être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible"
Par Farid Benmalek
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus